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Pourquoi nous l’avons fait
Les sujets de bioéthique font partie depuis longtemps des domaines d’expertise de La Croix. De la loi Claeys-Leonetti en 2016 à la Convention citoyenne sur la fin de vie de 2022, la rédaction a toujours pris soin de rendre compte avec précision de ces transformations de la société, en donnant la parole à tous mais aussi en faisant part de nos convictions et parfois de nos inquiétudes. C’est pour cette ouverture et cette exigence que le chef de l’État a sollicité La Croix pour dévoiler le contenu du projet de loi sur la fin de vie. À la mi-février, l’Élysée nous a proposé de réaliser, en compagnie de nos confrères de Libération, un entretien permettant de rentrer dans le détail des mesures.
Nous avons considéré qu’il était de notre devoir, sur un sujet aussi essentiel, d’informer et de rapporter sans intermédiaire les propos du président de la République. Mais publier cet entretien ne signifie pas que nous soutenons ce projet de loi : la position du journal est exprimée dans nos éditoriaux. La question du travail conjoint avec Libération s’est également posée, nos deux titres portant une sensibilité différente sur le sujet. L’important pour nous était de publier un entretien respectant l’identité des deux médias. C’est pourquoi certaines questions posées au président de la République sont propres à La Croix et d’autres à Libération.
Enfin, recueillir la parole du président de la République et connaître dans le détail ses intentions nous permettra, dans les jours et les mois à venir, de mener avec nuance et rigueur notre travail d’analyse. Cela nous engage aussi à être l’un des lieux où vivra un débat de qualité. En tâchant, comme nous le faisons toujours, de mettre la personne humaine, et notamment les plus vulnérables, au cœur des réflexions.
Séverin Husson
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